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A l’appel de l’intersyndicale Finances Publiques 37, tous ensemble, frappons encore plus fort, Alors soyons massivement en grève et en manifestations le mardi 17 décembre !

Le calendrier autour des fêtes de fin d’année, pourtant choisi par le gouvernement lui-même, met une pression supplémentaire sur l’exécutif. Alors mobilisons-nous encore plus fort, jusqu’au retrait du plan Macron-Delevoye.

Retraites, protection sociale, salaires, service public :
même combat !

Gagner sur les retraites créera les conditions favorables pour gagner sur nos revendications de progrès social et de défense de nos acquis sociaux. Gagner sur les retraites créera les conditions favorables pour gagner le retrait du plan Darmanin à la DGFIP !

Tous ensemble, frappons encore plus fort, Alors soyons massivement en grève et en manifestations

LE MARDI 17 DÉCEMBRE !

L’heure et le lieu de rassemblement de la manifestation vous seront communiqués suite à l’intersyndicale interprofessionnelle qui se réunira ce soir

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Si Édouard Philippe amorce un premier recul en annonçant que seuls les entrants et les travailleurs nés à partir de 1975 subiront la réforme, c’est l’ensemble du monde du travail qui sera touché par un âge pivot à 64 ans et par le système de bonus/malus attenant. Son message a aussi été très clair sur la fin de la prise en compte des statuts, la fin des régimes spéciaux pourtant gagnés de hautes luttes, une retraite par points sur l’ensemble de la carrière qui baissera mécaniquement le niveau des pensions (et ce malgré les augmentations dérisoires des rémunérations de certaines catégories professionnelles).

Réforme des retraites : la grande illusion !

Les annonces d’Édouard Philippe ont confirmé que la mise en place d’un régime par points n’est qu’une grande arnaque. Au-delà des éléments que l’on connaissait déjà par le projet Delevoye, quelques mesurettes ne viendront pas compenser la paupérisation de l’ensemble des retraité-es, les inégalités femmes-hommes, ou la fin des régimes spécifiques…tandis que le « il faudra travailler plus » s’appliquera à tout le monde !

Il faudra travailler plus jusqu’à l’âge d’équilibre !

Si le gouvernement ne change pas l’âge de départ légal à 62 ans, il met pourtant un « âge d’équilibre » à 64 ans avec des bonus malus incitant à travailler plus… Et cela concernera tout le monde.
Traduction : on partira encore plus tard à la retraite, sans parler de ceux et celles qui n’auront pas le choix et partiront avec encore une retraite encore diminuée vu leur état de santé, situation de chômage, etc...c’est donc l’universalité, mais par le bas !

Une application différenciée suivant que vous êtes jeunes ou vieux : où est la simplicité et la justice ?

La réforme s’appliquera pleinement à ceux et celles né-es en 2004 (pas de chance…). Elle ne s’appliquera pas à ceux et celles né-es avant 1975 (pas de chance non plus vu les inégalités actuelles du système et risque de moindre indexation de leurs pensions). Pire, il y aura un autre système avec une retraite calculée sur l’ancien système pour ceux et celles nées après 1975…
et avant 2004. C’est donc au final un panachage de systèmes injustes. La simplicité et l’universalité affichée ne sont là aussi qu’illusion !

Un minimum de pension - faux nez

La pension minimale à 1000 euros (85 % du SMIC pour une carrière complète) est montrée comme une réponse à la précarité, au temps partiel, au travailleur-euse en plate-forme. C’est oublier les mesures de la loi travail qui ont favorisé cette précarité, c’est oublier aujourd’hui que vivre décemment avec 1000 euros est quasi impossible, et qu’une majorité de salariés, dont les femmes, n’ont pas de carrières complètes ! Et donc n’auront qu’une partie de ce minimum. Cette revalorisation de la pension minimale n’est pas suffisante, il faut le SMIC au minimum, et cela peut se faire indépendamment de la mise en place du système par points.

Un système de retraite à financement verrouillé !

Au fond, quand on verrouille le financement de ce système à des dépenses représentant 13,8 % du PIB, forcément c’est un jeu figé : avec des générations plus importantes dans les prochaines années à la retraite.

C’est le « travailler plus » pour avoir moins de pensions qui sera le menu de tout un chacun…

Alors que d’autres solutions de financement existent avec un autre partage des richesses. Ce n’est pas pour rien si le Medef se réjouit...
Quant à la démocratie sur la gestion du système par les partenaires sociaux, on repassera… si la ligne de maintien budgétaire n’est pas respectée...c’est le recadrage du gouvernement qui interviendra !

Un gouvernement sous pression...Nous pouvons le faire céder ! Tous en grève le 17 décembre

Article publié le 12 décembre 2019.


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