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En propos liminaires la CGT a abordé en tout premier lieu la situation de VIERZON.
Les collègues sont en grève depuis un mois et ont la sensation d’être abandonnés car la direction générale laisse pourrir la situation. Ils attendent donc des réponses lors l’audience prévue le 17 février avec le cabinet du ministre.
Leurs revendications sont simples : avoir des moyens pour pouvoir bien travailler !
Dans le même temps, la direction générale, qui ne fait rien pour VIERZON, recrute des agents C sans concours au centre de contact (CDC) de Chartres, pour pallier les départs des collègues et la désaffection généralisée vis-à-vis de ces plateformes.
De même, s’agissant du service civique, on découvre que ces personnes sont utilisées pour faire de l’accueil dans d’autres départements (ex Allier), alors qu’ils ne sont pas formés : ce n’est pas la bonne réponse, il faut des recrutements statutaires !
Plus généralement, la CGT a alerté sur les conditions de travail dans les accueils (SIP, trésoreries, SIE avec la relance CFE…), qui sont extrêmement dégradées. Pourtant cela n’émeut pas la direction générale puisque dans le cadre de la mise en oeuvre de la retenue à la source, plus de 1,3 million de courriers et 500 000 mels ont été envoyés aux usagers pour fiabiliser les fichiers. Eux aussi vont se présenter dans les guichets !
Enfin, cerise sur le gâteau, la DGFIP est en première ligne pour l’accueil suite à la suppression de la prime pour l’emploi (PPE), remplacée par la prime d’activité (PA) qui dépend des CAF. Pour répondre à cette réforme, des « bornes CAF » ont été installées dans les accueils des gros sites de la DGFIP, avec comme consigne de renseigner les allocataires. A l’heure où les CAF ne reçoivent plus le public et où la DGFiP incite par tous les moyens les contribuables à ne plus venir dans les CFiP, c’est quand même paradoxal, voire provocateur ! N’en doutons pas, le public va venir et les collègues vont se dévouer pour répondre, fidèles à leur sens du service public. Ils vont pourtant très mal le vivre, comme à VIERZON, car ils n’auront pas les moyens de répondre aux attentes ! La CGT demande donc de revoir le dispositif avec la CAF !
En parallèle, la CGT a exigé la sécurisation de l’évaluation/notation PPCR : alors que la campagne est lancée sans savoir ce qui va se passer, pourquoi ne pas informer les agents et les cadres ? Dans le même temps, le sujet des ZUS n’est toujours pas clos.
Sur l’avenir des missions, objet de l’ordre du jour de ce CTR, la CGT résume la vision de la DG comme ceci : améliorer notre rentabilité, pour améliorer les missions, pour améliorer notre rentabilité et ainsi de suite….
Pour la CGT, il s’agit à la fois d’une contestation idéologique de ce qui est développé, mais aussi de la recette mise en oeuvre car elle ne fonctionne pas !
Les missions doivent être exercées par des agents publics et satisfaire les besoins de tous les usagers. La dématérialisation n’est pas la réponse aux attentes, elle est même génératrice de problèmes pour les collègues ! S’agissant de la séparation ordonnateurs/comptables : tous les coins sont enfoncés dans les fiches ! Il ressort un principe fort de ces fiches : sur les implantations de proximité, la discussion est impossible… Or la CGT vous le dit, ce qui est proposé ne marchera pas !
Pour la CGT, le directeur général doit retourner voir le ministre après avoir entendu les organisations syndicales pour répercuter la demande de moyens supplémentaires, le ministre y répondre favorablement... et donc changer de direction pour la DGFiP. Dans ce cas, cela prouverait que le dialogue social fonctionne.
L’intégralité du du compte-rendu en pièce jointe
REPONSES DU DIRECTEUR GENERAL
INTERVENTIONS DE LA CGT
Article publié le 23 février 2016.