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ALLO La DGFiP ? Une augmentation alarmante de la souffrance au travail !

Malgré un déni de la DGFiP, la CGT Finances Publiques reçoit de plus en plus d’alerte des services sur une souffrance au travail qui se développe dans un environnement où le mal être au travail, le mal travail se sont installés durablement et continuent à se développer par l’oppression systémique liée au travail sous un capitalisme ultralibéral.

Nous sommes dans un contexte d’intensification et de déshumanisation du travail qui s’accompagne de pressions sur les travailleurs extrêmement fortes, mettant à mal les collectifs de travail et laissant de plus en plus les salariés exposés à l’arbitraire des patrons comme des administrations. Administrations et dirigeants qui ont pourtant une responsabilité et une obligation vis-à-vis de la santé mentale et physique de leurs personnels.

Or, les agent.e.s de la DGFIP veulent être reconnus pour leur travail d’utilité publique, ont un « besoin » de « sens », pour maintenir ce dépassement perpétuel lié principalement au déficit d’emplois que les gouvernements creusent d’année en année sous prétexte de rigueur budgétaire.

En France s’est installé « un culte de la performance et du dépassement » où toutes les activités sont « mises en chiffres ». Conséquence : « le travail n’est plus perçu comme un objet de satisfaction », même bien accompli.
S’installe le « sentiment que plus on saute haut, plus la barre va monter », source à la fois de pressions et de frustrations considérables. La France reste « un très mauvais élève » en matière de prévention du stress au travail et peine à en évaluer le coût économique, avec des autorités de santé « muettes », estime le Dr Légeron, psychiatre spécialiste de la santé au travail.

Les pratiques managériales sont pointées du doigt comme l’un des premiers facteurs de stress au travail, qui touche une part importante des actifs et coûterait jusqu’à 3 à 4 % du PIB des pays industrialisés, selon le Bureau international du travail (BIT). Soit pour la France entre 63 et 85 milliards d’euros par an.

Pour la psychanalyste Marie Pezé, qui reçoit quotidiennement des salariés à bout, l’écart entre le travail prescrit et le travail réel est devenu un gouffre », entretenu par des « techniques de management pathogènes ».

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Management toxique et institutionnel

Article publié le 11 mars 2025.


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