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Article de la NR 37 ce 17 juin 2019
Les agents des impôts ont manifesté leur opposition au plan de restructuration ce lundi à Tours.
250 agents des impôts se sont rassemblés, ce lundi à 14 h, devant la direction départementale des Finances publiques à Tours. Ils ont dénoncé le plan de restructuration ministériel qui prévoit la fermeture des trésoreries rurales en Indre-et-Loire.
Depuis le 7 juin dernier, un vent de colère et de révolte souffle sur les services des Finances publiques en Indre-et-Loire. Ce jour-là, le directeur départemental –Jacques Bazard– a levé un coin de voile sur le plan de restructuration sensée rapprocher l’administration de ses usagers. Pour les syndicats ( CGT, Solidaires, FO, CFDT), il s’agit plutôt d’un plan de " démantèlement" et "de destruction du maillage territorial".
Les trésoreries rurales condamnées
Le projet de " géographie revisitée" présenté par la direction prévoit notamment la fermeture de toutes les trésoreries de proximité relevant du secteur secteur rural : Neuillé-Pont-Pierre-Chateau-Renault, Langeais, Vouvray, Joué-les-Tours, Sorigny, L’Ile-Bouchard et Ligueil. A moyen terme, d’ici 2021, l’information des usagers serait transférée aux Maisons de Service Au Public (MSAP), rebaptisées pour l’occasion Maison France Services selon les voeux du Président de la République. Les centres des Impôts d’Amboise, Chinon et Loches seraient eux aussi impactés. Amboise concentrerait la gestion de la fiscalité des entreprises mais perdrait celle des particuliers. A l’inverse de celui de Chinon. De son côté, Loches aurait la charge des amendes et de la gestion des Ehpad. Le conseil aux collectivités locales serait déconcentré dans les EPCI ( communautés de communes). Enfin, les trésoreries hospitalières de Tours et de Saint-Pierre-des-Corps seraient appelées à fusionner.
Ce lundi après-midi, ce plan de restructuration devait être présenté officiellement au comité technique paritaire. Toutefois, la réunion a été passablement chahutée par quelque 250 agents des impôts venus de tout le département exprimer leur opposition au projet.
15 % des effectifs pourraient être supprimés
En début de séance, les syndicats ont lu une déclaration commune condamnant " les fusions de services, les remises en cause des missions, les suppressions massives d’emploi àvenir". Pour l’heure, la direction garde le silence sur ce sujet. Toutefois, certains estiment que les restructurations annoncées pourraient entraîner une diminution des effectifs de l’ordre de 15 % sur un total de 800 fonctionnaires environ en Indre-et-Loire.
Article publié le 17 juin 2019.